Selon Casamayor, écrivain français du 20ème siècle, l’intolérance est : « une maladie de la différence, on passe de l’indifférence à l’opposition puis après, on passe à l’exclusion ».

Nous partirons aujourd’hui, de ce postulat de base.

La peur de l’inconnu  

Si nous prenons un peu de recul, le fait est que nous avons, de manière générale, peur des choses, des gens, que nous ne connaissons pas.

De nombreux exemples peuvent aller dans le sens de cette « peur de l’inconnu ».

Beaucoup d’entre nous ont en tête, cette phrase de leurs parents étant enfants « ne parle pas aux inconnus ». Si ce conseil est sûrement judicieux pour les enfants que nous étions, il en est tout autre à l’âge adulte. En effet, nous aurions tout intérêt à échanger avec des inconnus, avec des personnes différentes, aux points de vue différents. Il serait de même sage, de nous nourrir intellectuellement des personnes que l’on rencontre tout au long de notre vie.

Extrait du film « les trois frères », des « Inconnus ».

Sortir de sa zone de confort

Nous restons donc, dans la plupart des cas, dans une certaine « zone de confort », à côtoyer des personnes qui nous ressemblent, voire même, à s’imiter (éléments de langage, posture, vêtements…).

De nombreuses études psychosociologiques comme l’expérience de Asch, sur le conformisme, montre à quel point il est important pour un individu de « faire comme les autres » voire même « d’être comme tout le monde ».

C’est notre instinct grégaire qui nous pousse à cela. Nous finissons alors par être des sortes de clones avec les mêmes points de vue sur les choses, et ne quittons que très rarement ce carcan à la fois rassurant, mais aussi terriblement inhibiteur.

Un poisson est différent des autres, pour autant il faut le tolérer et l'accepter

Alors, rencontrons-nous !

A ce stade de l’article, nous avons vu que pour accepter la différence, il fallait auparavant la comprendre, et que pour la comprendre, il nous fallait d’abord la rencontrer.

L’une des missions de l’agence Ethik Connection, c’est la sensibilisation positive à la différence.

Mais comment ça marche ?

Durant nos animations, nous cherchons à créer les conditions de la rencontre entre les personnes, créant ainsi, des échanges riches de sens. Pour ce faire, nous mettons les participants en « situation de handicap » et à cet instant-t, une fois sortis de leur fameuse zone de confort, ils rencontrent une personne qui vit ce handicap au quotidien.

Nous cherchons en résumé, à inverser les rôles, pour opérer un changement de regard, pour enfin, changer de point de vue.

Pour conclure cet article, gardons en tête que nous ne sommes pas égaux, que nous sommes tous différents, avec des points de vue différents qui sont dus à la singularité de chacun de nos vécus, et c’est d’ailleurs, ce qui fait notre plus grande force au global.