Formation et recrutement des handicapés : quelle liberté de choix ?

La réforme de la formation professionnelle engagée depuis le début du premier trimestre se précise depuis quelques semaines. Et elle concerne bien sûr la formation et le recrutement des handicapés.

Muriel PENICAUD, ministre du travail, a présenté son projet de loi auprès du Parlement le 27 avril 2018. Cette proposition s’intitule « Liberté de choisir son avenir professionnel ». Elle a pour objectif d’augmenter l’investissement en termes de formation. Et aussi de donner une place plus importante aux individus dans le choix de leurs formations. Enfin elle souhaite proposer des actions ciblées et adaptées à destination des « publics prioritaires ».

Dans les faits, quelles sont les mesures en faveur des personnes handicapées ?

Les opportunités envisagées pour les travailleurs handicapés

Le texte présenté à l’Assemblée Nationale ne comprend pas, pour le moment, de mesures précises en faveur de la formation pour les personnes en situation de handicap.

Toutefois, certaines propositions pourraient représenter un intérêt pour les travailleurs handicapés.

– Le compte personnel de formation (CPF) sera valorisé de manière plus importante pour les personnes sans qualification (800 € par an / plafonnement à  8000 €). Cette mesure pourrait toucher un certain nombre de travailleurs handicapés. En effet, environ 80 % des personnes handicapées ont un niveau de formation inférieur au Baccalauréat.

– Les personnes à mi-temps ou temps partiel se verront créditer leur CPF au même titre qu’un collaborateur à temps plein. Cette proposition se destinait initialement aux femmes. Mais elle pourrait également être avantageuse pour les personnes handicapées. Surtout celles dont la pathologie ne leur permettrait pas d’occuper un emploi de 35 heures par semaine.

Quelles sont les étapes à venir ?

Mme le ministre précise que des concertations sont en cours avec Sophie CLUZEL, secrétaire d’État aux personnes handicapées. Et ceci afin d’agrémenter le texte de loi de nouvelles propositions pour l’emploi et la formation des travailleurs handicapés.

Il faudra donc rester en veille sur les actualités à ce sujet. Et il faudra prendre connaissance des modifications du projet de loi. De même, le texte devrait être examiné par les sénateurs au début du mois de juillet. Pour une entrée en vigueur avant la fin de l’année  2018.

Cette collaboration devrait donc permettre d’apporter des améliorations substantielles. Elle viendra ainsi renforcer les politiques handicap des entreprises. A défaut, elle fera émerger de nouvelles initiatives.